“Dogue, Dogue, Dogue, qui est là”?

Un “septennat” au service des Dogues.
Eric Anciaux: “Des années de pur bonheur simple”. Il est cité parmi les légendes “doguiennes” pour son empreinte  sportive (7 ans au club) et son investissement sur et en dehors des terrain. “Dogue, Dogue, Dogue” qui est là? Eric Anciaux qui roule toujours pour et en Ford. Flash back. Il était une fois, il y a 34 ans.

Après six saisons sous le maillot du Sporting de Charleroi, Eric Anciaux passe de Seraing, à l’époque en division 1, à l’Olympic de Charleroi, en 86. Il va vivre un septennat doré et heureux à la Neuville: 
“On y jouait devant 3-4000 personnes en moyenne et 5 à 6 mille, lors de certains gros matches. Mon meilleur souvenir? Il est permanent. Nous prenions un énorme plaisir à nous retrouver et jouer, à chaque entraînement et match.  On formait une véritable famille avec les supporters et la direction”. 

Le souvenir émotionnel le plus fort fait l’unanimité dans la génération de joueurs et de supporters de l’époque:
“L’élimination du Sporting voisin en coupe de Belgique. C’était chez nous. Le stade n’avait jamais été aussi rempli. Une ambiance de folie, un match mémorable . Les supporters en parlent encore”.

A 56 ans, Eric assume pleinement une reconversion anticipée très tôt dans sa carrière de joueur:
“J’ai été engagé par’ Gaston Colson, il y à 30 ans. Je travaille depuis dans la promotion du secteur automobile. Je coordonne, au sein du groupe Steveny,  les relations et actions commerciales de 13 concessions Ford en région wallonne. Mon job est très prenant et enrichissant en terme de relations  humaines”.

De sa période olympienne, il garde le souvenir de deux personnages “clef” :
“Côté direction, Jean-Claude Olio, le président. Très classe, très proche des joueurs et attentif aux bénévoles du club. Jean-Claude était à l’Olympic ce qu’était Gaston Colson au Sporting. Un personnage, une légende vivante. Ils inspiraient naturellement le respect. Côté terrain, notre coach, Mario Notaro. Je suis devenu son capitaine. Il savait nous transcender et créer un esprit de groupe. On se retrouvait souvent entre joueurs en dehors des terrains pour des repas et des sorties. Le contact avec les supporters était convivial et permanent”.

Eric Anciaux a noué des contacts privilégiés à la Neuville: 
Pascal Horion, Vincent Callens, Eric Jonckers et Eric Thibaut étaient ceux  avec qui je partageais le plus. On a eu la chance de vivre de belles saisons avec du foot vécu intensément, un esprit collectif très présent, des résultats souvent positifs et un public formidable”. 

Il a joué avec des individualités hors-norme: 
“J’étais impressionné  par Bart Dusbaba, un joueur hollandais. Il devait jouer comme défenseur mais il avait un tel bon pied qu’il a rarement presté à cette place. Zoran Jevtcic est l’autre phénomène qui a marqué mon époque par ses coups de rein et des changements de direction qui le rendaient intenable”.

Eric Anciaux ne se passionne plus vraiment pour le football belge: 
“Dès qu’ils ont “explosé” les championnats, en deux ailes linguistiques, j’ai zappé. Vu de l’extérieur, on a du mal à comprendre la logique et la complexité des D1A, D1B, D1 amateur, D2, D3. Cela nuit à la crédibilité et la popularité du foot.  La division 3 nationale de mon époque, réunissait les clubs wallons et flamands. Le niveau et l’intensité du jeu étaient plus relevés. Je ne m’intéresse plus trop au foot mais revenir à l’Olympic, oui je le ferais avec plaisir. On en a connu tellement que revenir au stade et partager avec les supporters ne pourrait me procurer que des bonnes sensations”.

L’invitation est lancée et acceptée.