Dogue, Dogue, Dogue, qui est là?

Thierry Blampain : “L’Olympic? Les deux plus belles saisons de ma vie”.

1986, année faste pour le foot belge qui accède à la demi-finale de la coupe du monde. Année “champion” pour l’Olympic qui monte de promotion en nationale 3 et va vite s’adapter sa nouvelle division. Celle qui rassemblait Flamands et Wallons dans une même série très compétitive. La belle époque.

Thierry Blampain débarque, en 86, à La Neuville, en provenance d’une troisième provinciale, …l’AFC Tubize : “Je n’étais pas prévu de suite pour jouer. Je grimpais d’un coup, de 4 divisions après avoir commencé à jouer au foot en scolaire. L’équipe ne tournait pas en préparation et Guy Fromont m’avait donné ma chance. La suite ? Les deux plus belles saisons de ma carrière“. 

Thierry Blampain a laissé une trace par son impact physique: “Guy Fromont était un grand motivateur. Avec son adjoint, Mario Notaro, ils savaient souder un groupe. Il me confiait souvent à la garde d’un joueur athlétique comme le terrible centre-avant de La Louvière, Ferguson. J’ai pris confiance en mes possibilités grâce à l’extraordinaire état d’esprit qui régnait dans le club. Les relations avec les supporters étaient dignes d’une histoire d’amour et les derbies contre les Francs Borains, La Louvière ou Mons, des matches d’une intensité dingue”.

Celui contre La Louvière reste dans sa mémoire vivace :”10000 personnes chez nous. On gagne 2-1. Je mets le deuxième but en combinaison avec Decrem. Je ne vous décris pas la fête qui a suivi”.

Sa deuxième saison chez les olympiens reste à jamais marquée d’une pierre blanche…et noire: “Blanche parce qu’après une première saison en D3, en milieu de tableau, nous avions joué le titre lors de ma seconde et dernière saison à l’Olympic. Le président Olio avait eu la bonne idée de renforcer l’équipe par 3 joueurs hongrois. La classe. Grande classe avec Meynhart et sa couverture de balle exceptionnelle. Furlop butait et Turner tenait la boutique derrière. Pierre noire, ensuite. Malgré ces 3 renforts, on avait joué le titre jusqu’à la dernière journée pour échouer d’un point derrière Louvain“.

Le “bouledogue”,  réputé pour son engagement dans les duels, reste olympien de cœur: “J‘ai ensuite joué à Halle, Tournai, Marchienne, Acren, Jemappes. Mais c’est à l’Olympic que j’ai connu les sensations les plus fortes. L’osmose était permanente, les joueurs complices et l’équipe faite de 11 combattants. Des caractères forts au service de la collectivité et du blason. Mes “potes” de l’époque s’appelaient Jonckers, Anciaux, Callens. Après les matchs, nous étions tous réunis en buvette avant de prendre la destination de la ville pour une sortie entre nous“.

Thierry reviendra avec émotion à la Neuville: “Y revenir, dès qu’on le pourra et retrouver les joueurs de cette génération me fera un bien fou”
Rendez-vous est pris !

L’équipe de 86. 
En haut de gauche à droite: Decorne, Jonckers, Save, Absil, Blampain, Decrem
En bas, de gauche à droite: Thibaut, Anciaux, Voets, Sciamanna, Vigneron.
Elle sera invitée dès que le foot se rejouera en présentiel.