“Dogue, Dogue, Dogue”, qui est là?
André Gorez


André Gorez (68-70):” Deux années dorées à la Neuville”.

Il devait être applaudi, au coup d’envoi du match Olympic-Liège, remis “à la hussarde”, la veille de la rencontre.
André Gorez a connu les “bons” clubs wallons dans les années 60, 70 et 80.
La Raal, à ses débuts (ndlr: il en reste supporter et a été l’entraîneur révélateur de son actuel président, Salvatore Curaba) puis l’Olympic (de 68 à70), le Sporting de Charleroi et le Standard de Liège. Un “grand chelem” wallon.


André a su mener de front le foot au plus haut niveau tout en anticipant son après-carrière assurée par “sa” fiduciaire où il reste actif.
Il garde un très bon souvenir de ses 2 années olympiennes: “Je suis arrivé à la Neuville sur conseil de l’entraîneur-adjoint, Franz Sermont qui m’avait connu à La Louvière. J’avais préferé l’Olympic au RWDM. Le groupe, très coloré carolo, m’avait bien accueilli. J’avais 18 ans. Cela compte pour la confiance. Il y avait du respect et de la bonne humeur à tous les étages du club. Et une convivialité sincère entre joueurs et supporters. 50 ans plus tard, je suis encore en contact avec 5 d’entre eux”.


Son ressenti et ses souvenirs restent vifs et positifs, un demi-siècle plus tard: “Un président-médecin, Monsieur Despontin, classe et discret. Un coach, Louis Verstraeten pédagogue et précurseur. Les entraîneurs actuels accordent de l’importance aux séances vidéo. Lui faisait pareil, 50 ans plus tôt avec…des diapositives. Le joueur leader était Van Sevenant. L’équipe? Un groupe d’amis passionnés. Van Sevenant, Van Laere, Duquesne, Oddi, Deroo, Genicot, Van Ecke, De Dekker etc. Des bons joueurs fort impliqués dans leur job. Notre star sans se prendre pour tel: Jacky Duquesne. Il était le gardien numéro deux en Belgique mais préférait jouer en division 2, dans son club tout en travaillant plutôt que de passer pro. Jacky avait une telle lecture du jeu qu’il lui arrivait de faire un match sans encaisser, ni…plonger. Un souvenir? Premier match et premier but contre Verviers. Un bilan? Deux belles saisons et deux fois troisième ce qui satisfaisait staff et direction, pas pressés, faute de moyens, de monter. Je suis parti au Sporting de Charleroi, à l’arrivée de Monsieur Lamotte.”.


André Gorez garde, de sa longue carrière des souvenirs puissants issus de personnes d’exception: “Côté coachs, Robert Waseige au Standard. Un énorme impact sur le groupe. Raymond Goethals m’a coaché en équipe nationale B. Un charisme exceptionnel. Des joueurs hors-norme? “Berto” au Sporting. Un “petit rondouillard” qui comme Bobby Bohmer (ndlr: qui furent aussi tous deux olympiens) arrivait à faire la différence par son instinct et sa technique. De par leur statut “décisif”, Bobby et Berto échappaient aux critiques et aux radars de la discipline collective. des légendes vivantes. Preud’homme, Piot, Sigurvidson et Van Moer au Standard. Des monstres de talent et/ou de travail. Le plus compétiteur? Gerets. Il détestait perdre le moindre démarquage. Chaque entraînement était une guerre. Je l’ai vu pleurer de rage, comme un gamin, après une défaite à Anderlecht, l’ennemi juré”.


André Gorez reste informé, sur la vie olympienne, par ses 2 “baromètres” interposés:
“J’ai gardé de l’intérêt pour ce club authentique et familial. Via Monsieur Evrard, un supporter qui est né et mourra Dogue. Son discours est devenu bien plus positif, ces derniers mois. Selon lui, le club évolue bien sur le plan sportif et de l’attention apportée à la communauté. Un club progresse quand sa direction porte attention et intérêt à tout le monde: aux parents, aux jeunes, aux joueurs, aux supporters, aux partenaires. Le retour des “anciens de la maison” au stade réconcilie l’Olympic avec ce qu’il a de plus précieux: son histoire. Mon second informateur est mon frère Patrick (ndlr: qui lui aussi a réussi une carrière au tout haut niveau). Son fils joue à l’Olympic, en espoirs et les retours avisés qu’il me donne sur la formation et l’organisation de l’école des jeunes sont plutôt positifs”.