Quoi de neuf “Dogueteur” ?

1980-2020. 40 ans au service discret de sa majesté “Foot carolo”.
“Pino” Santoro: “La passion comme seul doping”.

Bernard Gaspard dit de Giuseppe Santoro, alias Pino, qu’il est le personnage le “plus populaire” de l’école des jeunes.
Un “carrefour” humain (surtout) et administratif. En 40 ans de service, délégué et/ou secrétaire, le cœur de Pino Santoro a balancé entre simplicité, efficacité et fidélité. Au foot carolo exclusivement.

Après Marchienne (depuis 1980) puis l’Olympic de Charleroi-Marchienne (depuis 2000), il persiste et signe son implication dans le  projet initié, en 2019, par la fusion entre l’Olympic de Charleroi et Châtelet.


Flash back sur une carrière de l’ombre:”

Début des années 80. J’ai 25 ans et je deviens délégué de l’équipe première de Marchienne. On évoluait entre la promotion et la P1. J’ai cumulé, à la fin de l’histoire Marchienne, les jobs de délégué et CQ.
Marchienne ? Une marque de fabrique du beau foot. Les frères Brogno, Dante et Tony s’y sont révélés, comme  Felice Mazzu qui a entamé sa vocation d’entraîneur comme adjoint de Jacques Urbain avant de lui succéder. Felice était très impliqué. Son envie de toujours apprendre, de transmettre et de réussir est née à Marchienne”.
Qui fusionne en 2000 avec l’Olympic: “Je suis, à la fusion Marchienne-Olympic, devenu le secrétaire de l’école des jeunes puis, en 2005, le délégué de l’équipe 1. Un souvenir-phare ? La montée en nationale 2 en 2007, avec Dany Ost comme coach. J’ai apprécié les collaborations avec Brogno et Czernia, des coachs passionnés et …carolos. Côté joueurs, Fred Stilmant pour son impact psychologique et les joueurs ivoiriens amenés à partir de 2005. Ils faisaient le spectacle”.
2011. La faillite. 2012. La reprise par le groupe Sahin. 2019. Fusion avec Châtelet. Arrivée de Patrick Remy à la présidence. Giuseppe résiste aux turbulences: “La fusion avec Farciennes  a sensiblement renforcé la qualité du staff administratif et sportif, avec les arrivées de Bernard Gaspard et de Fred Bourguignon qui rayonnent dans de multiples tâches”.
Les rôles de Giuseppe le sont aussi: “Transferts, affiliations, cotisations, équipements,  contact avec les clubs adverses et voisins, déclarations de match. Voilà mon lot hebdomadaire. On forme une équipe soudée avec Bernard, Frédéric, Sabine Blondiaux et l’ensemble des formateurs et délégués. Je suis au stade au moins 1h30 par jour, en temps normal, pour résoudre des problèmes pratiques. Cela peut monter à 4 heures, en “période de pointe” comme celle des transferts”.
Le style de Giuseppe est à l’image de ses collègues du centre de formation: “On privilégie l’humain. Le dialogue crée l’harmonie entre les affiliés, les parents et les gestionnaires du centre. Le management en mode “esprit de famille” est apprécié par la communauté”.
A 65 ans, il n’est pas fatigué de rendre service à la cause des jeunes: “L’empathie  nourrit la motivation collective et facilite la résolution des problèmes. Dans mes prérogatives plus astreignantes, il y a les “travaux d’Hercule” pour l’obtention des labels. La structure plutôt solide de l’Olympic nous permet de monter notre dossier dans de bonnes conditions. Cela doit être moins évident pour les clubs à la structure purement amateur”. 
Un avis “positivement critique” qu’il nuance: “Le principe du label est bon, en soi. Ses critères et démarches administratives à réaliser, devraient être simplifiés pour mieux coller à la réalité de terrain de la majorité des clubs. Bernard Gaspard a pris, à cet égard, une bonne initiative en mettant, autour d’une même table, des hommes de terrain de plusieurs clubs, pour réfléchir et agir ensemble”.
Pino Santoro a un doping “bon marché” pour durer dans les coulisses du foot: “La passion de voir les jeunes progresser, de les aider dans leur intégration et le plaisir de suivre une équipe 1 qui joue bien et …gagne”.