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L’Olympic club-pilote dans la prévention des violences envers les enfants.

Sabine Blondiaux (Cellule sauvegarde de l’enfance) : “Le centre de formation auto-protège sa jeunesse”.

Le centre de formation de l’Olympic de Charleroi est précurseur sur plusieurs plans.

* Stratégique: avec la grande réflexion initiée avec les acteurs de terrain du foot hennuyer pour une formation plus adaptée, moins bureaucrate.
* Pédagogique : la méthode de travail prônée par Bernard Gaspard et Frank Mandiau est 100 % self-made.
* Structurelle : l’équipe coordinatrice du centre s’est donné les moyens et les compétences pour viser l’excellence.
*Innovatrice: avec la création, en interne, d’une cellule sauvegarde de l’enfance, en complément de la participation aux actions généreuses du club envers la communauté carolo (collecte de vivres, don d’équipements…)

Sabine Blondiauxenseignante de formation est une des promotrices de la cellule sauvegarde : “Nous sommes une petite équipe de 3 volontaires. 3 fois /semaine au Centre de Formation, nous sommes à la disposition des parents, éducateurs et des jeunes du Centre de formation qui auraient été victimes ou eu vent d’actes de violence envers un jeune. Le job ne consiste pas à juger. Nous n’en avons pas la légitimité. Nous aidons, en toute discrétion, sur le plan psychologique, administratif et organisationnel, les victimes présumées à défendre leurs droits”.

Sabine Blondiaux sait de quoi elle parle pour oser évoquer son cas personnel: “J’ai été victime d’abus étant jeune. J’aurais aimé pouvoir m’exprimer à une personne de confiance qui aurait pu m’aider à sortir de la dépression et guérir des séquelles qui ont suivi le traumatisme. La violence envers un jeune peut “bousiller” une vie. Forte de mon expérience, je veux éviter ce drame à la génération actuelle”.

L’Olympic est un des clubs “pilote” du projet initié en communauté française: ” Il a été choisi parmi 8 clubs ou associations. C’est une fierté pour le club et une exigence de sérieux pour l’équipe de terrain qui coordonne la cellule. En cas de suspicion de violence, on essaie d’abord de régler le problème par le dialogue. Si les violences sont externes à l’activité du club, on gère le suivi du dossier auprès du Saj ou de “Sos Enfants”. Le club apporte , par cette action, une garantie auto-protectrice à ses jeunes affiliés. Les éventuels cas de violence sont traités, en toute discrétion, pour ne pas porter de préjudice d’image aux acteurs d’un conflit”.

Sabine Blondiaux anticipe toute dérive dans la mission : “Soyons clairs. La cellule n’est pas un “ring de boxe” où les parents exprimeraient leurs rancœurs envers un coach qui ne ferait pas jouer ou pas assez leur enfant. Notre mission est ciblée sur la maltraitance physique ou psychologique identifiée. En provenance de l’école, de la famille, du quartier, des copains. Les tâches dans le suivi sont organisationnelles et administratives. Elles permettent à un enfant victime de violence de défendre ses droits avec le concours d’adultes bienveillants et d’organismes compétents”.

Sabine Blondiaux ne mène pas le combat en solo: “L’esprit d’équipe est essentiel à la réussite du projet. Le club met à notre disposition ses locaux. La direction du centre de formation est à l’écoute et impliquée objectivement dans le projet. Vanessa Torino nous apporte son expérience juridique et psychologique. Philippe Bruneel vient de rejoindre l’équipe. Les éventuels cas de violence sont traités en toute discrétion pour ne pas porter un préjudice d’image aux jeunes préjudiciés”. 

Les permanences  de la Cellule de sauvegarde ont lieu les lundi, mercredi et vendredi, de 17h30 à 20h, au Centre de Formation de Marchienne (rue Tourneur).
La Cellule est également joignable par téléphone (0495/19.64.34) ou sur rendez-vous.

L’équipe de la Cellule Sauvegarde de l’Enfance