“Quoi de neuf Dogueteur” ?

Jean-Pol Bastin : “Dogue de cœur depuis 54 ans”.

On appelle cela “boucler la boucle”. A 66 ans, Jean-Pol Bastin est le secrétaire général du club qu’il supportait quand il avait …12 ans: “Comme quoi, le destin peut vous réserver de belles surprises. Je supporte les Dogues depuis 54 ans. Si je suis arrivé au moment de la fusion Olympic-Châtelet (2019), dans les “valises” de Patrick Rémy, j’avais déjà rendu des services à l’Olympic, de 2007 à 2011, avec Pol Marchal au secrétariat et mr Alibhai comme président“.

Impliqué, en cours de route, dans le projet gagnant initié par Patrick Rémy sur Châtelet, JPB a connu des années exceptionnelles de plaisir et de réussite, de 2012 à nos jours: “Patrick a su porter, depuis une décennie, un projet à succès en créant une ambiance familiale tout autour de lui tout en préservant l’esprit de compétition. Châtelet est passé de la P1 à la D1 amateur en gardant son âme et sa gagne. Mon souvenir le plus vibrant avec le club de Châtelet, avant la fusion avec l’Olympic, reste, bien sûr, la dernière montée en date de D2 amateur en D1. Liège avait contesté notre montée incontestable sur le plan sportif. Elle avait  été validée devant le CBAS“. 
La fusion Châtelet-Olympic présente, à ses  yeux, pas mal d’atouts: “Le prestige de la marque historique “Olympic de Charleroi”, une infrastructure Horeca de premier plan à La Neuville et le potentiel du site de l’école de jeunes, sur Marchienne, sont de formidables opportunités à valoriser sur les plans économique et sportif. Les compétences et implications de Pino Santoro et Bernard Gaspard à la tête de l’école des jeunes, la structure d’encadrement mise en place, le gros potentiel de recrutement en pays de Charleroi et l’originalité de notre pédagogie sont prometteuses pour l’ancrage local du club. Sortir un jeune régulièrement pour l’équipe 1, voir pour un club de niveau supérieur, serait la cerise sur le gâteau. 5 jeunes sont intégrés dans le noyau A, cette année. C’est un bon début.“.
Il dresse un bilan modeste de la première année de la fusion: “Il faut bien admettre que la saison 2019-2020 n’a pas été une grande réussite sur le plan sportif et de l’organisation. C’est souvent le cas quand deux clubs ne veulent faire qu’un. Il faut un temps d’adaptation pour apprendre à se connaître et travailler, en bonne entente, ensemble“. 
L’année 2, celle que nous vivons actuellement, lui semble plus prometteuse pour plusieurs raisons: “En coulisses, la structure s’est renforcée. L’équipe 1 montée par Mohamed Dahmane et Xavier Robert est, sur base des indices du début de saison, plus compétitive et équilibrée que la précédente version. Malheureusement, le Covid l’a coupée dans son élan. J’ai des contacts réguliers avec les joueurs pour leur contrat et autres formalités administratives. Ils ont le respect de l’institution et des personnes qui travaillent au club. C’est très important pour le “bien vivre ensemble” que la direction et le staff ont inscrit en gras dans le plan de réussite du projet”
JPB forme, avec Patrick Remy, une paire d’as indivisible. Patrick lui a délégué sa confiance et il le lui rend bien: “Jefréquente Patrick Remy au presque quotidien, depuis 8 ans.  Il est exceptionnel d’humanisme. Les réussites obtenues dans ses affaires et le  foot n’ont rien changé à sa simplicité et sa bienveillance. Il privilégie la convivialité, la camaraderie tout en étant réaliste et conscient des difficultés du moment. Il est optimiste et bien décidé à faire grandir le club“.

Les “petites phrases” de Jean-Pol.

Olio, la classe. “Un président classe et longue durée. Il inspirait  le respect aux joueurs, au personnel et aux supporters dont je faisais partie“. Sahin, le repreneur. ” Après l’épisode catastrophique de Diamond sport que j’avais vécu avec tristesse de l’intérieur, Adem a eu le courage de reprendre, avec une petite équipe, le club, sur le gong, en 2012, après la faillite de 2011“. 
Entraîneurs olympiens.
Dany Ost (2007), le rassembleur. “Son “team spirit”  avait aidé l’Olympic à monter de D3 en D2″
Dante Brogno (2009), planté au second tour. “Il avait monté une belle équipe orientée régionalement. Nous étions largement en tête en décembre. L’annonce du futur départ du président Alibhai avait complétement plombé le second tour”
Czernia, l’humaniste.”2010-11. Le club  était repris par le groupe “Diamond sport” peu respectueux des engagements pris avec les joueurs. Czernia avait pris à son compte, le minimum de soin pour les joueurs étrangers, abandonnés à leur sort“. 
Passé commun. “Patrick Rémy et moi étions faits pour l’Olympic. Nous y étions déjà  dans les années 2007-2010. Patrick comme sponsor des jeunes et moi au secrétariat“.
Souvenirs de jeunesse. “1974. L’Olympic évoluait en division 1 nationale, avec le légendaire Jacky Duquesne et une ligne d’attaque Graf, Kallius, Deraeve qui faisait des ravages. Cela n’avait pas suffi à assurer le maintien. Dans les belles années, en D2 ( 68 à 74), Jean-Marie Van Sevenant était le leader charismatique de l’équipe. Un personnage, un rassembleur, un leader”.