“Quoi de neuf Dogueteur”? Patrice Bairamjan:” Le projet Olympic présente pas mal d’atouts”.

De fil en aiguille, du foot en salle au foot “tout court”, d’Action 21 à l’Olympic de Charleroi, en passant par Namur et Châtelet. Le parcours de dirigeant de Patrice Bairamjan est plutôt atypique avec une originalité: 15 ans après ses débuts à Action 21 Charleroi (futsal), il intègre la structure de l’Olympic de Charleroi, son club de cœur et d’origine.
Patrice, “Dogue un jour, Dogue toujours”, c’est un principe familial ?FB : “En effet, mon père Daniel était supporter de l’Olympic de Charleroi. Mon frère Pascal y a joué. J’ai supporté l’Olympic avant d’en devenir dirigeant à la faveur de la fusion avec Chatelet. Une boucle sympathique s’est bouclée”.

Votre empreinte de dirigeant s’est surtout marquée dans les centres de formation ?
P.B.: “J’ai passé 5 ans à organiser administrativement le centre de formation d’Action 21 Charleroi, un des plus grands clubs de foot en salle en Europe dans les années 2000. J’y ai rencontré Pol Locicéro et Lucien Roméo. Ce dernier m’a ensuite orienté vers le club de football de Namur que l’on a restructuré “à la base”, en créant une section jeunes“.

Il y a eu ensuite votre rencontre avec Patrick Remy.
P.B.: “Via Jean-Pol Bastin qui était  le cq de Namur lors de mon passage dans la capitale de la Wallonie. J’ai intégré la “structure jeunes” de Châtelet en 2016-2017. Cela a directement “tilté” avec Jean-Pol Bastin, Patrick Remy et Bernard Gaspard. Les valeurs de Châtelet faites de convivialité, de volontarisme et d’esprit sportif nous ont réunis. Le projet n’a cessé d’évoluer depuis“.

La formation à Châtelet était une priorité…
P.B: “Elle le reste plus que jamais sous le label Olympic. On avait les compétences pour mais pas l’infrastructure. Bernard Gaspard gérait le sportif alors que je m’occupais de l’administratif. On a créé un comité de parents, dynamisé les tournois, créé une vraie communauté d’intérêts. La fusion Châtelet-Olympic a procuré des moyens supplémentaires en terme d’infrastructures. C’était indispensable pour grandir“.

Lors de la montée en nationale 1, votre rôle a changé…
P.B: “Patrick Remy m’avait demandé, en cours de saison, de l’aider dans la gestion de l’équipe 1. J’ai collaboré, durant cette période de transition, avec 3 entraîneurs de renom et de caractère. Fred Stilmant, un formidable motivateur d’équipe, un gagneur. Pister, un grand pro, une “main de fer dans un gant de velours”. Czernia, enfin, une légende du foot carolo. Lors de notre première saison en D1 amateur, nous nous sommes vite rendus compte que le niveau était bien supérieur à celui de la D2 amateur. Notre effectif qui avait survolé la série en D2 ams, était, sans doute, un peu « juste » pour rivaliser avec les équipes de cette série réunissant les meilleurs clubs “pas 100 % pros” de Wallonie, Bruxelles et Flandre. La  hausse de niveau  était énorme. Un peu comme si nous avions grimpé de deux niveaux en une montée”.

Mohamed Dahmane et Xavier Robert ont repris, depuis, la main de la gestion sportive.
P.B: “Ce sont des bons choix qui ont déjà fait leurs preuves. Le président a confié cette mission à des pros du foot pour que le club puisse accéder sportivement à la D1B. Xavier Robert est un “top” coach. Mohamed Dahmane, en plus de ses qualités de joueur, apporte une dynamique et la force de ses réseaux dans le recrutement comme dans la gestion  humaine. Cela se traduit, sur le terrain, par un travail solide et constant dans un bon esprit.“.

La fusion était la meilleure solution pour grandir ?
Elle a fait trois gagnants. L’Olympic, d’abord  qui connaissait quelques soucis malgré un investissement total d’Adem Sahin et son équipe . Le courant est d’emblée bien passé entre lui et moi sur la gestion sportive. Les jeunes, ensuite. Ils ont bénéficié de meilleures conditions de travail. Le foot carolo, enfin,  de par la dimension du nouveau club. Avec cette nouvelle mouture, les compétences de l’école de jeunes vont pouvoir mieux se valoriser en terme de révélation de talents. La philosophie de travail de Bernard Gaspard est adaptée aux défis futurs et présents“.

Votre de vision du présent/futur de l’Olympic ?
P.B.: “Le projet du club olympien ne manque pas d’atouts. C’est d’abord un club au passé mythique, glorieux dans un stade de légende. Le socle de l’histoire. La nationale 1, c’est tout sauf l’amateurisme. L’Olympic est dans le top 40 du foot belge. Cela doit se mériter. Patrick Remy s’entoure et entend s’entourer de personnes qui ont une expérience du foot pro dans plusieurs domaines. Monter en D1B me semble possible sportivement“.

Votre rôle à l’Olympic ?
P.B.:” Je n’ai jamais considéré le foot comme un travail. Un plaisir, plutôt. Je coordonne la relation entre le club et le fournisseur d’équipements, Errea, entre autres. Je suis en contact régulier avec Patrick Remy et présent à la plupart des matches“.

Vos meilleurs souvenirs de votre période Châtelet-Olympic ?
P.B.: “Le maintien, lors de la première année en nationale 1, obtenu sur le fil grâce au caractère du groupe. La fête a été à la hauteur du suspense. Le second est la permanence du plaisir d’avoir rejoint Châtelet et ma relation de confiance avec le président. Le troisième est d’avoir participé, à mon niveau, à  la création d’un club carolo d’envergure. Avoir posé sa “petite pierre” à un édifice d’envergure comme celui du “nouvel Olympic”, suscite un sentiment de fierté”.