Coupe de Belgique. 3 février. 20 heures. La Neuville. Il avait éliminé le Sporting dans un stade en folie.

Vincent Callens: “L’Olympic a quelques profils talentueux”.

Il avait éliminé, dans les années 90,  le voisin du Sporting, dans un stade de La Neuville en folie.
Les supporters en parlent encore et souvent.
Vincent Callens est revenu, cette année, avec plaisir, en spectateur.

Ses 6 conseils à J-7 de la réception de Zulte-Waregem. 

  1. En coupe, tout est possible. “Comme dans la vie dès que l’on y croit et y met toute l’énergie physique et mentale nécessaire. L’équipe de l’Olympic de cette année a de l’allure sur le plan physique et du foot. En coupe, la surmotivation du “petit” et le petit relâchement naturel chez le “supposé grand” sont un grand classique. Voyez le Real récemment. On l’avait vécu lors du fameux de derby carolo. On avait  tous joué au-dessus de notre niveau normal pour souffrir avec plaisir et gagner …avec un peu de chance. Qu’il faut savoir forcer.”. 
  2. Jouer une D1 reste pour tout club ou joueur, un moment historique. “Et une opportunité de rentrer dans l’histoire pour le club comme pour chaque joueur. En faisant partie de l’équipe qui a éliminé le Sporting, dans un stade en folie, je suis devenu un joueur “historique” même en ayant joué peu de saisons à la Neuville.  Ce qu’on a fait, ce soir-là, les supporters en parlent à notre place. 5, 10, 15, 20 ans plus tard. Et à chaque fois, cela suscite un plaisir savoureux pour eux comme pour nous, les joueurs“.
  3. N’avoir peur de rien et ne penser qu’au plaisir du moment. “Ce que je retiens de notre exploit en coupe? Ne pas jouer le match trop tôt dans sa tête. Le moment venu sera suffisant. On ne pense qu’au plaisir de gagner …le plus de duels possibleLa qualification est une affaire d’état d’esprit. Ne jamais douter en cours de match surtout dans les temps faibles. S’engager avec conviction et se stimuler en permanence. Rester lucide même quand les jambes disent stopOn se bat avec le cœur mais on gagne avec la tête”.
  4. Le rôle de l’environnement. “Dans la semaine préparatoire de l’exploit, on se “dopait”, entre joueurs, aux  encouragements. On sentait chez les supporters, dans leurs regards et discours, une énorme attente. Cela nous a donné au fil de la semaine, la force, la confiance et l’envie de tout donner et même plus pour faire vibrer notre stade. A chaque séance, il y avait de la bonne humeur et de la décontraction. Zéro stress. On avait fait monter l’adrénaline le jour du match et pas avant. Notre influx était au maximum. À la montée sur le terrain, on était convaincu que nous étions plus forts qu’eux …dans la tête. Cela a rendu notre résistance héroïque en prolongation. Le brin de chance avait fait le reste”.
  5. Le point commun entre les héros de 90 et l’équipe actuelle. “J’ai vu deux fois l’Olympic cette année. Elle présente quelques profils très talentueux. C’était le cas de notre équipe de notre époque. Le bloc avait été solidaire et nos individualités en avaient profité pour se distinguer par des exploits décisifs. L’un (le bloc) ne va pas sans l’autre (les joueurs décisifs)“.
  6. Le blason et la marque de fabrique “Olympic”. “Ce club atypique est mythique, éternel. On le pense mort. Il revit. Chaque joueur qui a porté ou porte le maillot Dogue s’en souvient. N’oublions pas la devise “Olympic, qui s’y frotte…”.