“Dogue, Dogue, Dogue, qui est là”?

Alexandre Gallo: “L’Olympic ne laisse pas indifférent”.

Juin 2009. Les Francs Borains accèdent, via le tour final, à la nationale 2.
Alex Gallo fait partie, depuis 5 saisons, des meubles du stade Vedette.
Il savoure la montée historique de son “club de cœur”, sans modération.

Puis, après réflexion,  préfère, le challenge D3 de l’Olympic de Charleroi  aux perspectives de “peu de temps de jeu” du RFB, version D2: “Dante Brogno,  le coach de l’Olympic souhaitait ma venue. Il était une icône au pays de Charleroi de par son  passé de buteur fantastique au Sporting voisin.Son discours m’avait convaincu. J’ai été prêté par le RFB, pour une saison qui n’a pas, été, à titre personnel, une réussite“.

Sur le plan humain, Alex a adoré son passage à La Neuville: “Fred Stilmant, notre capitaine emblématique, Flamini et Diawara étaient les moteurs moraux et/ou techniques de l’équipe. DanteBrogno avait su créer un état d’esprit dynamique. L’ambiance était familiale malgré une direction peu présente. La saison avait été réussie avec un tour final comme récompense. Mon apport n’a toutefois pas été à la hauteur de ce que j’attendais. Des blessures en cascade m’ont souvent empêché d’évoluer à mon meilleur niveau“.

Gallo n’était pas le seul Montois de la cuvée 2009-2010 : “On faisait la route avec Baptiste Ulens et Filippo Porco.Baptiste a “crevé l’écran” avant de rejoindre la saison suivante, le White Stars de Felice Mazzu. Après des débuts difficiles, Filippo Porco avait réussi à se faire une place de titulaire“.

La saison 2009-2010 avait été riche en émotions positives: “Minsart, notre jeune gardien s’était révélé au grand jour. Le duo Nahimana-Nelis empilait les buts. Malacort,alias mobylette et Flamini débordaient d’énergie. Le “maestro”, c’était Damien Miceli, le chouchou du public pour sa vista exceptionnelle”. 

AG a retenu de son passage chez les Dogues la “fiesta boumboum” en mode carolo”: “Nos retours de déplacements gagnants étaient des “very bad trip” avec des faux arrêts “pipi” à chaque pompe à essence. Le club traversait une période compliquée en coulisses mais le public de l’Olympic restait exceptionnel de fidélité et de ferveur. Notre “nounou”, Carl Servais était incroyable de dévouement. Ces émotions fortes, on ne le retrouve que dans des clubs dits historiques. L’Olympic suscite et suscitera toujours la passion”.

La complicité allait s’exporter à Pont-à-Celles, quelques mois plus tard : “Faute de direction, l’Olympic était devenu un “bateau ivre”. Nous sommes partis, à 6, en plusieurs phases, à Pont-à-Celles pour une nouvelle aventure: Flamini, Stilmant, Porco, Pedini, Delferrière et moi”.

Ravi d’être invité à La Neuville, “dès qu’on le pourra”, “Alex le Borain”, toujours actif à Jemappes, conclut avec humour: “Tu es sûr que c’est une bonne idée? Si je n’ai oublié aucun des bons moments passés à l’Olympic, La Neuville m’a, sans doute, vite oublié. Bah, revoir Carl Servais et Momo Dahmane, une des légendes du foot de Mons-Borinage me fera vraiment plaisir”.