Dogue, Dogue, Dogue, qui est là ?

Gabriel Santucci: “Patrick Remy, notre gardien du temple”.

Gabriel Santucci sera mis à l’honneur, ce samedi, juste avant le coup d’envoi du derby contre La Louvière-Centre.
En bonne compagnie. Laurent Zaccaria et Gino Tosini en qualité de “légendes joueuses”. Karim Chaïbaï, une légende du futsal. Michael Gaone, le fils de Filippo, patron des jardineries Tournesols et seul président hennuyer à ce jour avoir gagné la coupe de Belgique. Du très lourd.

Gabriel Santucci est aussi une  légende… de coulisses.

Le président de l’asbl Dogue 246 depuis 2003 affiche au compteur, 55 ans de présence en qualité de supporter.

Une asbl qui a pour raison sociale principale de préserver le matricule de toute faillite ou rachat.

Objectif atteint: ” On tient à l’authenticité du matricule. Pas mal de clubs en Hainaut et Namur ont fait faillite et sont revenus sur scène par des rachats de matricule. Celui de l’Olympic a parfois souffert mais, comme celui de l’Antrwerp, est resté celui attribué il y a plus de 100 ans. A deux reprises, et notamment en 2012, notre association est intervenue financièrement pour sauver le matricule. En 2012, nous avons fait corps avec Adem Sahin et son équipe pour sauver l’essentiel”. 

De ces 55 ans de “supporting”, il garde des souvenirs fabuleux: “La période Jacques Lamotte qui nous a amenés en division 1 avant de quitter le club. Il y a eu aussi “Olio, la classe”. On est remonté de promotion en Division 2 sans y rester longtemps.  2 souvenirs précis? Le but d’André De Roo qui nous amène la victoire contre le grand Anderlecht de Trappeniers, Puis, Heylens, Van Himst devant 22.000 personnes dans les années 60.  La qualification en coupe de Belgique contre le Sporting de Charleroi dans les années 90″.

Son amour pour l’Olympic est charnel: “Je suis devenu supporter juste après la coupe du monde gagnée par les Anglais …en Angleterre. Mon attachement à l’Olympic est un peu comme celui que les Anglais accordent à leur club: de l’amour sincère et véritable chaque jour”.

“Gabi” a activé en son temps, la période ivoirienne de l’Olympic:” Je travaillais pour une société néerlandophone sponsor de Beveren. Je suis entré en contact avec le bras droit de Jean-Marc Guilloux, le moteur de l’académie ivoirienne à l’origine de la révélation de talents d’envergure (Touré, Eboue, Romaric…). Certains académiciens sont passés par l’Olympic Charleroi avant de  transiter vers Beveren. In fine, Monsieur Alibhai, associé de Monsieur Guilloux, a accepté d’investir à l’Olympic”.

La fusion intervenue, il y a 2 ans, a un effet positif sur la sérénité de l’asbl dogue 246 : “Patrick Remy est arrivé à point nommé. Il nous rassure sur les capacités du club à durer et progresser. C’est un peu le gardien du temple de … l’Olympe. Son accroche carolo, sa simplicité envers les supporters sont des garanties de sérieux. Nous le soutenons sans réserve. Sa politique va dans le bons sens”.

Gabriel Santucci suit de près ce qui évolue en coulisses: “Le club a pris un visage moderniste. La présentation de l’équipe au “Play Off  bar” ainsi que la “Ladbrokes entreprise cup” ont “upgradé” l’image et affirmé la capacité du club à organiser des événements d’envergure. La présentation de l’équipe sortait des sentiers battus et a séduit tous les partenaires et invités. De nombreux nouveaux partenaires sont arrivés et arrivent à flux continu. Effet boule de neige”.

Gabriel Santucci suit l’équipe première : “Son début de championnat est encourageant. Sans les 2 points perdus à Tirlemont à cause d’une “erreur” d’arbitrage, nous serions dans le top 4 de la division. Le jeu est séduisant à l’extérieur et un peu moins à la maison où l’exiguïté du terrain de la Neuville favorise des équipes qui défendent”.

Sur le derby de ce samedi, Gabi est optimiste et prudent: “L’équipe monte en puissance sort d’une belle prestation à Dessel. La Louvière doit prendre des points. A nous de mettre la barre assez haut pour l’emporter et rester accroché au wagon de tête”.