Excellence, innovations, professionnalisme. Fréderic Blairon: “On continue à améliorer notre “produit” formation”.

Frédéric Blairon est une des “pointes du trident” qui garantit la qualité de la formation olympienne. Avec Bernard Gaspard et Frank Mandiau, ils font évoluer le “produit” éducatif” 
Avec un double objectif à atteindre. Transmettre, d’abord,  le plaisir de jouer, d’apprendre et les valeurs du sport collectif à tous les  jeunes Dogues par une pédagogie innovante qui nous est propre. Paramétrer ensuite ceux qui ont le talent, les aptitudes physiques, techniques et mentales requises aux exigences de l’élite”. 
Frederic Blairon vit plutôt bien son implication chez les Dogues. 

Frédéric, votre rôle à l’Olympic ?
F.B. : “Je coordonne les formateurs des U14 jusqu’au U19 et j’entraîne les espoirs. C’est mon deuxième passage à l’Olympic avec, entre les deux, une collaboration avec Châtelet en version solo.
Au total, cela fait 8 ans que je collabore avec Châtelet et/ou l’Olympic avant et après leur fusion”.

Les atouts du centre de formation basé sur Marchienne?
F.B. : “D’abord et surtout, la complémentarité et la qualité de la structure sportive et administrative qui gère le quotidien du CDF. Chacun connait son rôle et les compétences de chacun sont adaptées aux tâches. Le professionnalisme, ensuite. On est présent chaque jour sur le terrain et en réunion. Entre formateurs, on débriefe et recherche, en permanence, les moyens de nous améliorer. Tertio. La bonne entente dans la communauté. Le staff technique et administratif est animé d’un état d’esprit positif, dynamique et communicant. On forme une équipe soudée pour offrir à nos sportifs, la meilleure éducation sportive possible, en terme de qualité pédagogique, de communication et d’outil de travail”.

L’envie d’innover est la règle…
F.B. :”Dès que l’on perçoit un point “moins fort” dans notre processus, on ne s’en plaint pas. On y remédie”.

Un exemple concret…
F.B. : “En conversation avec Xavier Robert, on s’est rendu compte qu’il y avait un déficit dans la formation athlétique des joueurs qui arrivent en équipe 1. On va renforcer pour la saison prochaine, l’équipe de préparation physique en passant de 1PP à 3 et en créant in situ, une salle de musculation grâce au mécénat de personnes présentes au sein du club. On en profite pour les remercier“.

L’évolution du centre de formation est linéaire..
F.B. : “Et progressive. On est performant depuis un an sur les analyses vidéo. On renforce et va renforcer notre staff et outils pour une préparation physique plus pointue. Le “step” suivant pourrait être l’ajout d’encadrants spécifiques aux postes: attaquant, médian, défenseur. Chaque chose en son temps et une chose à la fois”. 

Le split entre formation d’élite et version plus light… 
F.B. : “Un bon compromis. La version sociale ancre l’identité locale et donne la possibilité à chacun de s’adonner au foot et qui sait percer même. La version élite amènera les meilleurs jeunes avec un maximum d’atouts technique, tactique et mental pour s’intégrer plus facilement dans un noyau A actuellement paramétré semi-pro. Cette progression passe par un travail quotidien de motivation et d’encouragement des encadrants pour donner aux enfants le sens de l’assiduité, du travail bien fait, du sacrifice, le tout enrobé de plaisir, bien sûr. L’éducation et le jeu restent les bases du foot“.

Votre sens de l’adaptation est régulier.
F.B. :”Deux exemples. On survole les championnats IP (inter-provinciaux) jusqu’en U19. Cette facilité de gagner handicape nos jeunes quand ils arrivent en Espoirs. Le niveau technique et athlétique y est nettement plus relevé. Alors, on intègre les meilleurs, dès l’âge de 15 ans, dans le noyau B pour les entraînements. Cela accélère la maturité et rétrécit le gouffre entre la version IP et élite. 
Autre innovation pratique. L’an prochain, les joueurs qui n’auront pas eu de temps de jeu le week-end, auront une séance supplémentaire en salle avec un préparateur physique. Cette égalité des chances est bonne pour la cohésion. Elle augmente aussi la probabilité de sortir des jeunes de notre CDF pour notre équipe 1″.

La concrétisation d’un foot étude apporterait un plus. 
F.B. :”C’est en cours. Des joueurs de notre CDF viennent des provinces de Namur, Liège et Brabant. Elle  y trouveraient un confort optimal. Fréquenter une école généraliste de bonne réputation à quelques centaines de mètres de notre centre de formation, c’est une aubaine. Cela économisera des heures de déplacement tout en accédant à un rythme d’entraînements plus relevé. Sans empiéter sur la qualité de l’enseignement”.

3 messages évocateurs aux petits Dogues…. 
F.B. : “Un. Prendre du plaisir de jouer et d’être ensemble, à chaque séance. Deux. Ils sont à l’Olympic dans un bon contexte matériel, infrastructurel et humain pour évoluer. Trois. La réussite est une question d’état d’esprit. Il faut de la confiance en soi, de l’envie, de l’écoute. Pour ceux qui ont un  potentiel au-dessus de la moyenne: le talent n’est rien sans le travail et le sens du sacrifice”.