Grand Angle. Bernard Gaspard: “La Meute des petits Dogues” continue d’évoluer”.

Le foot amateur en stand by? Pas vraiment chez les Dogues.
En coulisses, le centre de formation vit l’arrivée du printemps en mode “sur régime”.
Le retour possible des tournois de mai et les innovations de la rentrée se préparent. Mais pas que…      
Bernard Gaspard survole pour la “Doguesphère”, les sujets d’actualité et ce qui pourrait changer. En bien…

Une interview “180 degrés” en 13 sujets. 
C’est vendredi, merci, tout est permis. 

Bernard, parlons “pratique et confort”. La rénovation du parking du centre de formation de Marchienne. On en est où?
B.G. : “Dès que la fusion a été actée, ce dossier était pointé “prioritaire”. Il se concrétise par la volonté de la ville. Le centre de formation recense 5000 entrées et sorties de véhicule par semaine. La pose d’un tarmac adapté à ce trafic intense était une nécessité. La phase 1 s’est terminée cette semaine. La phase 2 dite de consolidation avec signalisation au sol du sens de circulation et des zones de parkings, terminera le chantier en 2021. Encore un peu de patience pour être en zone tout confort”.

Les tournois de mai s’annoncent bien…
B.G. : “La logistique et l’équipe organisatrice sont prêtes à accueillir 128 clubs. Ils viendront de partout en Belgique. Ça commencera par les U13, le 2 mai pour se terminer le 6 juin avec les U8/ U9/ U10/ U11 et U/12. 
Cochez les dates en rouge: 2 mai, 16 mai, 23 et 24 mai, 30 mai et 6 juin.
Ces 6 tournois si les conditions sanitaires le permettent, constitueront un bol d’air de convivialité en plus d’une rentrée financière“.

Le “boss” a validé, cette semaine, une nouvelle approche de l’organisation du centre de formation. Evolution ou révolution?
B.G. :Evolution. Patrick Remy a approuvé le consensus mis en place par les responsables de la formation et post-formation: Frank Mandiau et Fred Blairon. Il y aura 3 pôles
Un pôle féminin avec 2 équipes placées sous la responsabilité Franco Cocciolone.
Un pôle performance. Comme son nom l’indique, l’objectif est de “pousser la mécanique” le plus près possible du niveau d’excellence et des exigences du foot pro. 
Le 3ème pôle sera plus “light” et axé sur le perfectionnement. Du foot plus récréatif avec une séance d’entraînement en moins qu’en version performance et une cotisation adaptée à la baisse. 
Avec cette vision claire et triangulaire de la formation, on couvre tout le prisme des amateurs de foot. Chacun s’adapte à son niveau de compétence et de disponibilité”.

Un foot étude est en projet avec l’Athénée de Marchienne.
B.G. : “L’athénée et le centre de formation sont  voisins. Ca va faciliter les choses. Une première rencontre constructive a eu lieu avec la directrice de l’école, Madame Tosini. Un nom qui sonne fort et juste dans le foot carolo. Elle a les idées claires, l’ouverture d’esprit  et l’ambition de mettre le sport au cœur d’un projet pédagogique équilibré: “Mens sana in corpore sano”.On est d’accord sur le fait que la scolarité classique ne doit pas souffrir de ce projet. Le tout est de dégager, par une bonne coordination, des plages horaires pour intégrer du foot sans pénaliser les études. La volonté d’aboutir est bien présente“.

La dimension sociale du centre de formation  est un modèle du genre.
B.G. : “On fait de notre mieux, en tout cas. Notre cellule interne de sauvegarde des droits de l’enfant correspond à un besoin préventif des violences et harcèlements à l’école, dans la rue et à la maison. Des faits qui ont pris de l’ampleur avec la pandémie. On est là pour aider psychologiquement ceux qui s’estiment victimes.
Les coachs montrent le bon exemple, en collaboration avec les parents fair-play, pour que l’apprentissage du foot soit source d’épanouissement et de plaisir avant tout.
Notre site va s’adapter au handi-foot avec une première expérience en la matière.
En collaboration avec notre partenaire Ladbrokes, nous allons créer, in situ, une école des devoirs sous le label “crampon-crayon”L’équilibre entre scolarité et pratique sportive passe par une aide des enfants en difficulté scolaire. Le confinement a accentué les décrochages par l’enseignement virtuel. On compte y remédier”.

Le sujet des cotisations a pris une dimension spéciale avec la pandémie.
B.G. : “Rien n’est tabou. On est conscient que payer la cotisation en 1 fois est devenu compliqué pour pas mal de familles impactées par la criseLes cotisations couvrent 60% du coût global de la formation d’un jeune Dogue quand on y intègre le personnel encadrant et administratif, le coût de l’infrastructure et de l’énergie, les assurances, le pack d’équipement, les frais de fédération, le matériel. On prévoit des étalements de paiement en toute discrétion. Quand on divise par 10 le montant des cotisations et que l’on retire l’intervention de la mutuelle et de la ville de Charleroi pour certaines familles, via les chèques-sport, on arrive à un coût de 20 à 25€ par mois. Pour 4 à 6 activités par semaine. Dans tous les cas, on arrive à une solution satisfaisante grâce au bon sens humaniste de notre secrétariat géré par Pino Santoro et Fred Bourguignon. Nous allongerons, enfin, la saison 2020/2021 avec des activités pour tous nos jeunes jusqu’au 30 juin”.  

Votre club fera aussi œuvre sociale durant les vacances d’été.
B.G. : “Vers le 15 août, nous organiserons un stage gratuit accessible aux 6-9 ans. Il se  déroulera à raison de 3 heures par jour durant 5 jours. L’info sera publiée sur les réseaux sociaux. Généralement, en une journée, toutes les places (90) partent”.

La collaboration entre la section jeune et l’équipe première se passe dans l’harmonie.
B.G. : “On échange beaucoup sur les thèmes d’entraînement. Xavier Robert a participé, sur le terrain,  à des ateliers de la section jeune. La coordination entre Frank Mandiau, Fred Blairon et le staff de l’équipe 1 va, de manière durable, ancrer des jeunes dans l’équipe-phare. L’emplacement, en semaine, de l’équipe 1, au cœur du centre de formation n’est pas un hasard”.

L’intégration des jeunes dans l’équipe 1, c’est le fil rouge de la post-formation.
B.G. : “10 de  nos  jeunes se sont entraînés avec le noyau A, cette saison. Certains ont eu un peu de temps de jeu avant que le championnat ne soit stoppé après deux matchesAyoub Kouri a participé au match de coupe à Eupen. C’est un des nombreux éléments prometteurs de notre noyau B particulièrement jeune avec un curseur plus souvent posé sur 16 que sur 20 ans. L’avenir se situe là”.

Vous avez suivi tous les matches de l’équipe 1. Qu’avez-vous retenu de cette saison tronquée?
B.G. : Le parcours en coupe fera partie de la grande histoire du club. Il commence par un match plein de bon foot contre Sprimont puis une prestation de haut vol contre le Lierse, une équipe pro. Le succès contre Zulte-Waregem relève d’un exploit incroyable. Nous n’avions que 14 entraînements avant d’affronter une des meilleures équipes de Belgique quand elle se produit en déplacement.  Le  handicap était insurmontable sur papier. Sur le terrain, il a été surmonté par une approche tactique et mentale de premier choix. L’Olympic a gagné logiquement. Chapeau à Momo et Xavier d’avoir  insufflé cette confiance qui soulève les montagnes. A Eupen, on a tenu une petite heure contre une équipe qui se retrouve, tout de même, en demi-finale de la coupe. On retiendra que l’Olympic était la seule équipe belge dite amateur au stade des 1/8èmes de finale“. 

Cette épopée a mis en évidence les ressources internes du club.
B.G. : “Le match à Eupen, retransmis en live streaming, sur le site internet du club est une première. Cette performance humaine et technologique fera date. Le club et sa télé locale Télésambre ont uni, en un temps record, leurs compétences pour un résultat probant: des pics d’audience inattendus. Sur un jour, notre site internet a reçu autant de visiteurs qu’en un mois normal (40.000). 3000 personnes ont suivi, en moyenne, la rencontre alors qu’elle se jouait aux heures (17 h) de bureau ou de retour à la maison. L’Olympic, c’est une marque“.

C’est la semaine de la femme. Votre coup de cœur…
B.G. : “Elles occupent une place de choix au centre de formation. Sabine Blondiaux et Manon Desmet animent la cellule de sauvegarde des enfants. Notre section féminine est la seule de la région à évoluer à un aussi haut niveau de performance (nationale 2) par le mérite de leurs performances. Elles viennent de P2 et sont montées jusque la seconde marche du foot féminin. Une nouvelle formation évolue en P2. Elle se compose notamment de plusieurs très jeunes “girls”  intégrées dans un effectif senior”.  

Bernard, pour conclure, l’Olympic solidaire, c’est quoi ?
B.G. : “De la saine débrouille, un esprit d’équipe et de famille. On rénove tous nos sites dont l’ancien  stade de Marchienne (le stade communal qui a connu les heures de gloire du foot à Marchienne) avec du bénévolat individuel et du mécénat d’entreprise. C’est remarquable comme l’a été la réactivité de la communauté Olympic lors de l’incendie de la maison de Dany Genot, notre formateur U14. En trois jours, on a trouvé en double, tout ce dont Dany avait besoin pour se réinstaller”.