Grand angle. Le triangle Olympic de la vie d’El Mehdi Khaida.

Boulot, famille, football. La vie plutôt classique d’El Mehdi Khaida a un trait d’union: l’Olympic.
Il y joue, travaille dans la société du président et vit dans un contexte familial branché foot.
Surtout celui coloré en “noir et blanc”. Saga triangulaire.

El Mehdi aurait pu être cadre supérieur à l’aéroport de Charleroi pour son  excellence dans la gestion du trafic aérien. Cette compétence, il l’exprime ailleurs: dans les combats “hors-sol” du foot carolo.
“EM” était aussi destiné à une vie de Dogue parmi les Dogues et “Doguettes”.
Sa femme, Mélanie vit dans la “Doguesphère”, depuis son plus jeune âge, suite à l’ infusion de passion de belle-maman, Fabienne Devillers, 40 ans de fidélité, au moins, au “noir et blanc”.

El Mehdi, vos histoires croisées et “en boucle” avec l’Olympic ont commencé avec Tibor Balog et Adem Sahin.
E.K.: “Je jouais à l’époque à Solre-sur-Sambre qui était en promotion, la division 4 nationale de l’époque. Tibor Balog m’avait repéré et contacté. Adem Sahin m’avait  fait signer quelques jours plus tard. Il y avait un bon ressenti entre nous. On a d’ailleurs fait champion l’année de mon arrivée chez les Dogues pour accéder à la D2 amateurs. C’était un bon signal de complicité. La suite allait le confirmer“.

Avec une “infidélité” de courte durée, tout de même, suite à votre mutation vers Châtelet.
E.K.: “Je suis arrivé à Châtelet, l’année de la montée du club en nationale 1. Cela a été une année assez difficile sur le plan sportif mais on s’est sauvé.  Je suis ensuite revenu à l’Olympic …par le biais de la fusion Châtelet-Olympic. Une belle histoire qui tourne en boucle, en effet“.

Vous parlez autre chose que de foot aux repas de famille?
E.K.: “Un peu. Ma belle-mère, Fabienne Devillers est une inconditionnelle de l’histoire et du présent de notre club. On ne parle pas vraiment de foot ni de tactique à la maison. Elle me parle de “son” Olympic qu’elle connait sur le bout des doigts. Une encyclopédie vivante. Elle ne loupe pas un match à domicile et se tient au courant en continu de l’actualité de notre club. Ma femme, Mélanie “suit l’affaire” aussi quand on joue à La Neuville. La “petite”, Kamelia pointe le bout de son petit nez au stade. On vit le foot en famille“.

Autre synchronité olympienne. Votre président au foot est aussi votre patron dans la vie.
E.K.: “Patrick Rémy fait la part des choses entre les rôles. Il gère ses affaires avec beaucoup de sérieux. Je le vois plus au foot qu’au travail. Le foot, c’est sa passion, un plaisir qu’il partage dans la bonne  humeur. Il est épanoui et rayonnant…surtout quand on gagne. Une constante: il est disponible pour aider et motiver les gens, au foot comme au boulot“.

Parlons foot. Xavier Robert a imprimé sa griffe dans votre quotidien.
E.K.: “Il ne lâche rien. Tout est planifié, analysé et dit en groupe ou en individuel. Il est toujours dans son trip pour soigner les comportements et détails qui vont nous faire avancer“.

Zulte-Waregem, c’est déjà dans 2 semaines. La forme sera là?
E.K.: “Durant le confinement, on a travaillé comme des “tri-athlètes”, chacun de notre côté, pour augmenter notre volume de course et consolider notre musculature. Ce sera utile le 3 février pour tenir tête physiquement à Zulte qui impressionne par ses performances“.

Vous avez la réputation d’être meilleur de la tête qu’avec les pieds.
E.K.: “Ce n’est pas faux. Je vais au duel de bon cœur et, dans ma position médiane, il est souvent aérien. J’ai débuté comme attaquant. Cela aide dans le timing et la battue pour prendre le dessus sur l’opposant. Mon jeu de tête est naturel. Je continue à le travailler pour en faire un point plus fort pour aider l’équipe défensivement comme offensivement“.

Vous êtes un des “bons soldats” de “l’armée Robert”. Souvent  dur dans les combats.
E.K. “J’aime aller au charbon, gagner des duels. Je sais que je ne suis pas le meilleur technicien de l’équipe. Je me contente de jouer simple, comme le coach me le demande. Lorsque l’adversaire direct est une pointure, j’y trouve un regain de motivation pour gagner mon match dans le match”. 

Le prochain adversaire justement sera de haut niveau.
Zulte vient de gagner 5 matchs d’affilée en championnat de D1.
Le 3 février, ils viennent à la Neuville pour dérouler…
E.K.: “
On sait que cela sera très difficile vu la différence de 2 divisions et l’état de forme de Zulte qui est la plus performante de D1 pour l’instant. On n’aura toutefois rien à perdre. On se devra d’honorer La Neuville, son histoire et nos supporters qui vivront le match sur les réseaux sociaux ou via le bouche à oreille. Notre saison va peut-être se jouer sur ce match si la fédération devait décider d’une saison blanche en championnat. On sera fit dans les jambes et la tête. On a 15 jours pour être prêt dans l’approche tactique et retrouver notre meilleur jeu. On aura eu un mois, presque jour pour jour, pour retrouver nos sensations et automatismes. C’est juste mais jouable. Le coach est un optimiste perfectionniste. Dans des situations à hauts risques, c’est toujours utile“.

Vous faites partie des meubles de l’Olympic…
E.K.: “De l’époque de mon arrivée à La Neuville, il ne reste que “Yoro” Jatta et Tanguy Moriconi. Châtelet est venu dans le projet de fusion avec Aymerick Thibaut, Quentin Vanderbecq, Capi” Castelanna et moi. Cela donne une fibre régionale utile au projet. On a tous un rôle de transmetteur des valeurs à jouer auprès du groupe, des supporters, des jeunes de l’effectif”.