“Quoi de neuf Dogueteur”? Bernard Gaspard


Le gardien du temple de la formation.
Bernard Gaspard: “Un processus formatif innovant”.



“Quoi de neuf Dogueteur”? est la nouvelle rubrique qui va vous faire vivre, chaque semaine,  “l’actu Olympic”, en inside et sans langue de bois.
Elle fera parler ceux qui font “tourner” la “boutique Olympic”, sur et en dehors du terrain.
Premier invité, Bernard Gaspard, responsable de la formation de l’Olympic de Charleroi.
Interview en 8 thèmes.



Une communauté de 41 équipes et de 650 jeunes.
La langue de bois, il connait pas. Le job, il maîtrise: “On gère une communauté de 41 équipes et de 650 jeunes, répartis sur 4 terrains de qualité sur Marchienne. Notre processus de formation est condensé dans un syllabus qui reprend les détails du plan de travail, catégorie par catégorie et cycle par cycle. Notre vision est claire et validée par le coach de l’équipe 1, Xavier Robert, impressionné par  la qualité de notre projet”.
Venant d’un Français dont le pays est la patrie de la formation, cela vaut quelques like.
Le hic qui pique.


Le “hic” en “Footfrancophonie”, c’est le rôle contre-productif joué, parfois, par la fédération: ” Le fameux calcul des coefficients est pénalisant pour le niveau du foot en général et déstabilisant dans les prévisions d’effectif. Le fait d’avoir supprimé les séries dites nationales nous exempte de matches de haut niveau contre des formations du Nord du pays. Cette scission  des deux grandes régions linguistiques, au niveau des compétitions, a affaibli  le foot chez les seniors et chez les jeunes.  Les Flamands ont des qualités que nous n’avons pas et l’inverse est valable”.


La régionalisation a affaibli le foot belge.
Il analyse la régionalisation du foot, sous un angle intelligent: “C’est un peu à l’image de l’état belge. Trop de niveaux de pouvoirs superposés et de contradictions. Le coût est fatalement plus élevé. En double peine, on nous impose une direction technique francophone contre-productive par ses impositions et aberrations régulières dans l’organisation des compétitions”. 
Groupe de travail-réflexion inter-clubs et cellule post-formation.  


Bernard Gaspard n’est pas du genre à constater, les bras fermés : “Nous avons constitué un groupe de travail et de réflexion avec des responsables de formation de plusieurs clubs. Nous soumettrons nos suggestions d’hommes de terrain,  à la fédération sans passer par le canal qui nous est imposé car il est fermé”.


En interne, il trouve les adaptations nécessaires: “L’intelligence c’est s’adapter. Notre cellule post-formation réunit un groupe de joueurs de plus de 15 ans qui ont des qualités prometteuses. Ils s’entraînent 5 fois par semaine. Cela compense les faiblesses rencontrées dans certains championnats le week-end. Si on veut sortir des joueurs capables d’accéder  à la nationale 1, cela passe par ce pole d’excellence.”.


Enfant de la Neuville.   
Enfant de l’Olympic, il s’est réjoui de la fusion intervenue, il y a un an, entre Châtelet, son club de l’époque et l’Olympic où il a passé l’essentiel de sa vie: “46 ans que je suis Dogue de coeur. Fan dès 4 ans, en équipe 1 à 17 ans formé par l’icône Jacky Duquesne. Mon premier match, c’était contre le Standard et ma fin de carrière de joueur a sonné à 26 ans suite à un accident”. 


Cela fait 11 ans que Bernard Gaspard est fidèle au projet de Patrick Remy: “Quand il ma demandé de le rejoindre, Chatelet était  un petit club qui venait de se sauver, “sur le gong”, en P1. Depuis, on a grimpé jusqu’en nationale 1. J’ai d’abord géré le club dans sa globalité puis mon rôle s’est plus concentré sur la formation. La fusion avec l’Olympic est positive. Elle nous a permis de passer de Châtelet à un stade mythique avec le label d’un club historique tout en bénéficiant de belles installations pour notre formation à Marchienne”.


L’excellence par  le mérite, l’assiduité et le travail.
Le centre de formation  de l’Olympic prône l’excellence: “Notre travail sera jugé sur notre capacité à amener le plus régulièrement possible, des joueurs ayant les aptitudes pour mériter d’intégrer l’équipe première. 7 sont à ce jour dans le noyau A. L’Olympic doit redevenir une fierté pour les jeunes carolos. On leur garantit une bonne formation et une éducation sportive basée sur l’assiduité et la réussite par le travail et le mérite. Le foot est un superbe outil d’intégration en même temps qu’un entraînement idéal pour réussir dans sa vie professionnelle”.
Un travail ingrat et gratifiant.


Depuis 11 ans, le foot est sa passion et priorité: “Coordonner, communiquer et organiser est un “sport” qui me convient. La formation est un travail ingrat et gratifiant à la fois. Il y a quelques années, nos espoirs avaient des difficultés contre des équipes de P1. Cela n’est plus le cas aujourd’hui. Le niveau moyen de nos jeunes a grimpé de  plusieurs niveaux. C’est la récompense du travail de toute une équipe de formateurs et délégués car chacun dans son rôle peut influencer l’envie de bien faire du joueur”.
Le phare de l’équipe 1.


Bernard ne loupe pas un match de l’équipe 1: “C’est un plaisir plus qu’un devoir, surtout à la Neuville, ma “seconde maison”. L’équipe 1 c’est le but des joueurs du centre de formation. Patrick Remy souhaitait une équipe qui pratique un foot plaisant. Elle correspond pour l’instant, aux critères présidentiels. Le public de la Neuville est exigeant. Les premiers enseignements, en coupe comme en championnat, ont créé un vent d’optimisme. Un bon signe: le staff et les joueurs restent les pieds sur terre”.